
Trois raisons qui se cumulent
- Des sources propres à l’intérieurOccupants (CO2, vapeur d’eau), cuisson, produits d’entretien, mobilier, matériaux, combustion. Ces émissions n’ont pas d’équivalent dehors.
- Un volume d’air limité et peu renouveléÀ l’extérieur, le vent dilue. À l’intérieur, sans ventilation efficace, les émissions restent dans un volume réduit.
- Un temps d’exposition élevéOn estime couramment que nous passons plus de 80 % de notre temps dans des espaces clos (logement, travail, transports).
Ce n’est pas toujours le cas
Dans certains lieux (bord d’axe routier, période de pics de pollution), l’air extérieur peut être plus chargé en particules que l’air intérieur. Et une partie de la pollution extérieure entre dans les bâtiments. La bonne question n’est donc pas « intérieur ou extérieur ? » mais « qu’est-ce qui se passe dans ce bâtiment, à quel moment, pour quelle raison ? ».
Ce que change la ventilation
Le rôle d’un système de ventilation est de renouveler l’air en continu pour évacuer les émissions intérieures. Lorsqu’il est encrassé, déséquilibré ou mal réglé, ce renouvellement baisse, et les polluants s’accumulent. C’est pourquoi nous associons souvent contrôle de la VMC et mesure de la qualité de l’air : l’un éclaire l’autre.
Comment le vérifier chez soi ou dans un bâtiment ?
- Mesurer l’air intérieur sur plusieurs jours (CO2, humidité, particules selon le cas).
- Comparer avec le contexte : présence, cuisson, ouverture des fenêtres, saison.
- Contrôler le fonctionnement de la ventilation.
Envie de mesurer plutôt que de supposer ?
Questions fréquentes
Aérer suffit-il à réduire la pollution intérieure ?
Aérer aide sur le moment. Une ventilation qui fonctionne en continu reste indispensable, et agir sur les sources est souvent plus efficace que de compenser.
L’air neuf est-il toujours plus sain ?
Pas toujours : en période de pics de pollution ou près d’un axe routier, l’air extérieur peut être plus chargé. Il faut arbitrer selon la situation.